Dans une PME girondine de dix personnes, personne n’est affecté à l’administratif. Le gérant fait ses devis le soir, la conductrice de travaux relance de tête, le comptable réclame les mêmes pièces trois fois. Demandez à chacun combien de temps ça lui prend : personne ne le sait, et tout le monde sous-estime. Non par mauvaise volonté — parce qu’un geste répété vingt fois par jour cesse d’être perçu comme du temps.
C’est pour ça que l’audit ne commence pas par un questionnaire. On s’installe une demi-journée dans vos locaux, on suit un devis de bout en bout, on note les moments où l’information est ressaisie, cherchée, ou perdue. Un questionnaire vous renverrait ce que vous croyez déjà savoir. L’observation renvoie ce qui se passe.
Depuis Bordeaux, ça veut dire quinze minutes pour Mérignac, Pessac ou Talence, trente-cinq pour Libourne, cinquante pour Arcachon. Le déplacement est sans frais sous soixante kilomètres, et il n’est pas un geste commercial : sans lui, la mesure ne vaut rien, et c’est cette mesure qui déterminera la facture trois mois après la mise en production.
À la fin des quatorze jours, vous recevez un document écrit : les tâches mesurées, le temps qu’elles prennent, ce qui est automatisable et ce qui ne l’est pas, et le chiffrage du gain. Si ce chiffrage ne justifie pas de construire quoi que ce soit, il est écrit noir sur blanc — et ça s’arrête là, sans facture.