Glossaire — 15 définitions
Les mots qu'on emploie, en français.
Chaque terme avec sa définition et, surtout, ce qu'il implique concrètement quand on l'a dans son entreprise.
- Agent IA
Un programme qui reçoit une demande en langage naturel, décide des actions à entreprendre et les exécute dans vos outils, plutôt que de se contenter de produire du texte.
Un standardiste IA qui prend une réservation ne fait pas que répondre : il consulte le plan de salle, réserve, note les allergies et prévient le service. C'est cette capacité d'action qui le distingue d'un simple chatbot.
- Grand modèle de langage (LLM)
Un modèle entraîné à prédire du texte, capable de comprendre une demande formulée normalement et d'en produire une réponse rédigée.
C'est le moteur derrière la compréhension du langage, mais seul il ne sait rien de votre entreprise. Sans connexion à vos données, il produit des réponses plausibles et fausses — d'où l'importance de ce qu'on branche autour.
- RAG (génération augmentée par la recherche)
Une technique qui va chercher l'information dans vos propres documents avant de rédiger la réponse, au lieu de la laisser inventer par le modèle.
C'est ce qui permet à un outil de répondre « selon le devis 2024-117, le délai était de six semaines » et de citer le document, au lieu de produire une réponse vraisemblable mais inventée.
- Hallucination
Une réponse produite par un modèle IA qui est plausible dans la forme mais fausse dans le fond.
C'est le risque numéro un en entreprise. La parade n'est pas technique mais organisationnelle : l'outil doit citer sa source, signaler les cas douteux, et transférer à un humain dès qu'il sort de son périmètre — jamais deviner.
- Mesure contradictoire
Une remesure effectuée par les deux parties, sur les mêmes tâches et selon un protocole écrit et signé avant le début des travaux.
Chez nous, elle a lieu 3 mois après la mise en production et détermine la facture. Comme le protocole est verrouillé avant le développement, ni vous ni nous ne pouvons renégocier le point de départ au moment de compter.
- Référence de départ
L'état mesuré des tâches avant tout développement : durées observées, fréquences, nombre de personnes concernées.
C'est le document le plus important du projet. Sans lui, personne ne peut dire six mois plus tard si l'outil a servi à quelque chose — et c'est précisément pour ça que la plupart des projets d'IA en PME ne prouvent jamais rien.
- Coût horaire chargé
Ce qu'une heure de travail coûte réellement à l'entreprise : salaire brut, cotisations patronales, et charges indirectes rapportées au temps de travail.
C'est la seule base honnête pour valoriser du temps récupéré. Raisonner sur le salaire brut sous-estime le gain d'environ 40 à 50 % selon les cas.
- Taux d’automatisation réel
La part du temps identifié comme répétitif qui peut effectivement être supprimée, une fois retirés les cas particuliers et la vérification humaine conservée.
Nous retenons 70 % dans nos estimations. Annoncer 100 % serait malhonnête : une partie du travail répétitif résiste toujours, et c'est normal.
- CRM sur mesure
Un logiciel de gestion de la relation client construit autour des process réels d'une entreprise, par opposition à un abonnement générique dans lequel il faut faire rentrer son métier.
Le signal qu'il devient rentable n'est pas la taille de l'entreprise, mais le temps de contournement : dès que chaque personne perd plus de trois heures par semaine à compenser l'outil, le calcul penche.
- Temps de contournement
Le temps passé par les équipes à compenser les limites d'un logiciel : tableurs parallèles, champs détournés, ressaisies, vérifications manuelles.
C'est le coût invisible d'un outil inadapté, et il dépasse presque toujours le prix de l'abonnement. Six personnes qui perdent deux heures par semaine à 42 € de coût horaire, c'est plus de 22 000 € par an.
- Signature électronique eIDAS
Une signature électronique conforme au règlement européen eIDAS, qui lui donne une valeur juridique et une preuve archivable.
Dans le bâtiment, elle permet de conclure un devis sur la tablette en fin de visite plutôt que trois jours plus tard — et c'est souvent là que se joue le chantier.
- Déduplication
L'identification et la fusion des fiches en double dans une base de données, sur plusieurs critères plutôt que sur une correspondance exacte.
Une bonne déduplication propose une fusion et laisse un humain trancher les cas ambigus. Une mauvaise supprime en silence, et vous perdez de l'historique sans le savoir.
- Extraction documentaire
La lecture automatique de documents entrants — factures, bons de commande, avis d'appel d'offres — pour en tirer les données utiles.
Le comportement à exiger : un document illisible doit être signalé pour vérification, jamais deviné. Une extraction qui invente produit des erreurs découvertes trois semaines plus tard en comptabilité.
- Consent Mode v2
Un mécanisme de Google qui fait dépendre le comportement des balises de mesure du consentement réel de l'internaute, avec un état par défaut refusé.
Sur ce site, l'état par défaut est écrit en dur dans le HTML avant tout autre script : aucun cookie de mesure ou de publicité ne peut être déposé avant votre choix.
- GEO (optimisation pour les moteurs génératifs)
L'ensemble des pratiques visant à être correctement compris et cité par les moteurs de réponse IA, par opposition au référencement classique dans une liste de liens.
Cela suppose des faits vérifiables, des définitions claires, des chiffres sourcés et des identifiants d'entreprise publics — c'est-à-dire à peu près l'inverse du texte marketing vague.
Un mot vous manque encore ? Trente minutes suffisent.
Une réponse franche sous 24 h. Si c’est non, ça s’arrête là.
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