Cas clients
Automatiser les devis dans le bâtiment : cas concret, chiffres réels
Dans le bâtiment, le devis n'est pas un document administratif : c'est le produit. Celui qui l'envoie le premier, correctement chiffré, gagne le chantier. Les autres discutent.
Voici comment une entreprise de rénovation énergétique de moins de dix personnes est passée de trois jours à moins d'un jour entre la visite technique et l'envoi du devis — et ce que ça a coûté, y compris en difficultés.
Le point de départ, mesuré
L'entreprise installe des pompes à chaleur. Les techniciens sont en clientèle toute la journée. Le soir, au bureau, ils rédigeaient les devis à partir de notes prises sur un carnet.
Le chronométrage réalisé pendant l'audit a donné ceci, sur cinq dossiers observés à des jours différents.
| Étape | Durée médiane observée |
|---|---|
| Relevé sur carnet pendant la visite | 12 min |
| Ressaisie des relevés dans un tableur | 9 min |
| Report dans le modèle de devis | 14 min |
| Recherche des pièces réglementaires | 11 min |
| Vérification des prix et de la marge | 8 min |
| Envoi et classement | 6 min |
| Total par devis | 60 min |
À raison de douze devis par semaine, cela représentait douze heures hebdomadaires, réparties sur cinq personnes — et surtout, un délai médian de deux jours et demi entre la visite et l'envoi.
Le chiffre qui a le plus marqué le dirigeant n'était pas le total d'heures. C'était le délai : dans son métier, un concurrent qui envoie sous vingt-quatre heures passe devant, indépendamment du prix.
Ce qui coûtait du temps, dans l'ordre
Le tri a été fait pendant l'audit, avant tout développement.
La triple ressaisie. La même information — surface, type d'équipement existant, contraintes d'accès — était écrite trois fois : carnet, tableur, modèle de devis. Vingt-trois minutes par devis rien que pour recopier ce qui existait déjà.
La recherche de pièces réglementaires. Attestations, mentions RGE, fiches produit : rangées à des endroits différents, retrouvées à chaque dossier. Onze minutes de pure fouille documentaire.
La vérification de marge. La grille tarifaire vivait dans un tableur modifié à la main. Chaque mise à jour créait un risque d'erreur, donc une vérification systématique par prudence.
Les relances jamais faites. Ce poste n'apparaissait dans aucun chronomètre, parce qu'il correspondait à du travail qui n'avait pas lieu. Les devis sans réponse mouraient simplement de leur belle mort.
Ce qui a été construit
Le principe directeur : le devis se fait pendant la visite, pas après.
Une saisie terrain guidée sur mobile. Le technicien renseigne le logement, l'équipement en place et les contraintes d'accès à travers un formulaire qui suit l'ordre réel de la visite — pas l'ordre du fichier comptable. Le devis se calcule au fur et à mesure.
Une bibliothèque de prix et de blocs réglementaires. Les mentions obligatoires s'insèrent automatiquement selon le type de chantier. Plus de recherche, plus d'oubli, et une mise à jour au même endroit pour tout le monde.
Un fonctionnement hors ligne. Les caves et les locaux techniques n'ont pas de réseau. La saisie fonctionne sans connexion et se synchronise au retour. Ce point paraît secondaire ; c'est celui qui décide de l'adoption.
La signature électronique conforme eIDAS, directement sur la tablette, en fin de rendez-vous. Le devis ne part plus en attente : il se conclut sur place quand le client est décidé.
Des relances automatiques à J+3, J+8 et J+15, déclenchées par l'état du dossier et interrompues dès que le client répond ou refuse.
Un tableau de bord par étape, avec les pièces manquantes signalées en rouge avant que le dossier ne bloque.
Les chiffres après mise en production
Relevés dans l'outil, sur l'usage réel.
Cinq personnes l'utilisent tous les jours. Le délai entre la visite et l'envoi du devis est passé sous la journée, contre deux jours et demi auparavant. Chaque devis déclenche trois relances automatiques sans qu'aucune intervention humaine ne soit nécessaire.
Une précision d'honnêteté : le delta de taux de transformation n'est pas encore publié. Il fait partie de la mesure contradictoire prévue au protocole, et nous ne communiquerons ce chiffre qu'une fois relevé et signé des deux côtés. Publier une estimation flatteuse en attendant serait exactement le genre de raccourci que notre modèle de facturation nous interdit.
Ce qui a mal marché
Trois choses, qu'il vaut mieux savoir avant de se lancer.
La première version du formulaire suivait l'ordre du fichier comptable, pas l'ordre de la visite. Les techniciens devaient naviguer d'avant en arrière. Il a fallu tout réorganiser après dix jours d'usage. C'est le genre d'erreur qu'aucun cahier des charges ne rattrape : seul le terrain la révèle.
La bibliothèque de prix a été sous-estimée. Le tableur d'origine contenait des exceptions non écrites, connues d'une seule personne. Les faire remonter a pris plus de temps que le développement de la fonction elle-même.
Le hors ligne a été traité trop tard. Prévu en deuxième temps, il aurait dû être posé dès le premier jour : sans lui, l'outil était inutilisable dans la moitié des visites.
Ce qui est transposable, et ce qui ne l'est pas
La méthode se transpose : mesurer avant, attaquer la ressaisie en priorité, sortir un premier livrable utilisable en dix jours, corriger sur le terrain.
Les chiffres, non. Une entreprise de plomberie avec des interventions courtes et un panier faible n'a pas la même structure de perte qu'une entreprise de pompes à chaleur. Reprendre tels quels les chiffres d'un cas client pour promettre un résultat serait malhonnête — c'est pourtant l'usage le plus courant qu'on fait des études de cas.
Ce qui vaut chez vous, ce sont vos propres relevés. Le détail complet de ce projet est sur la page Clim'Express CRM, et la méthode de mesure sur la page audit.
Trois choses à faire cette semaine
Chronométrez un devis complet, de la visite à l'envoi, cinq fois, sur cinq dossiers différents. Comptez le nombre de fois où la même information est retapée. Et relevez le délai médian entre la visite et l'envoi sur vos vingt derniers devis.
Ces trois mesures coûtent deux heures et donnent une base solide. C'est aussi, très exactement, ce par quoi commence notre audit — à ceci près qu'il est gratuit, et qu'il peut conclure qu'il n'y a rien à gagner chez vous.